2005
Une nouvelle période de quinze ans s’ouvre devant Vocalia. Certes l’heure est aux réjouissances mais elle est aussi celle de la reconnaissance :
• gratitude du Choeur Vocalia à l’égard du public qui s’est toujours fait très nombreux à ses concerts ;
• gratitude de Vocalia à tous ses commanditaires qui l’ont appuyé durant toutes ces années ;
• gratitude de Vocalia à tous ceux qui se sont dévoués à l’organisation des multiples concerts ;
• gratitude aux membres du conseil d’administration qui ont su assurer la pérennité de l’organisme ;
• gratitude au président fondateur, feu Roger Bérubé, et à ses successeurs, dans l’ordre : Claude St-Amant, Lise Allard et Myriam Roussel, la présidente actuelle ;
• gratitude de Vocalia à feue Louise Simard, directrice des cinq premières années du choeur.
Gratitude de Vocalia à madame Josée Fortin, directrice depuis l’an 2000 jusqu’à ce jour et qui a justement voulu dédier les concerts 2005 à la reconnaissance. Vocalia interprétera alors en première partie le Gloria de Vivaldi dans son intégralité avec le concours de sopranos solistes et de plusieurs musiciens, et ce, en l’honneur de Louise Simard, la première directrice de Vocalia. On reprendra aussi d’autres œuvres majeures comme les six nocturnes composés par Mozart dans sa période italienne et qui représentent beaucoup dans l’évolution vocale du Choeur Vocalia sous la gouverne de Josée. Enfin, on innovera avec la première d’une pièce de notre directrice, une toute nouvelle œuvre, son Magnificat, dans un esprit de gratitude à l’égard de tous ceux et celles qui continueront d’aimer et d’encourager Vocalia.Remerciements aussi à Patrice Côté pour son implication assidue à titre de chef adjoint.
2000 à 2005
À l’automne 1999, madame Josée Fortin, alors professeure de saxophone à l’École de musique de Matane, prend la direction du Choeur Vocalia. Pour l’avoir accompagné à quelques reprises, elle en connaît bien le potentiel et relève le défi de l’amener plus loin : elle concocte un programme fort ambitieux pour son premier concert.
La première partie, consacrée résolument au classique avec des œuvres de Bach, Brahms, Mozart et Victoria en ont fait voir de toutes les couleurs aux choristes durant les pratiques. Qu’on se rappelle les récriminations entendues et le doute de réussir des oeuvres comme le Crucifixus de la messe en si mineur de Bach, le Lacrymosa de Mozart ou le Geistliches de Brahms, en allemand par surcroît ! Mais quel bonheur au terme de la première ! D’autant que Josée avait entraîné le choeur dans le répertoire de la comédie musicale en seconde partie des concerts des 12 et 15 avril 2000. Parce qu’avec Josée, ce n’est pas un concert mais deux ! Tant qu’à pratiquer l’année durant des œuvres qui requièrent tant de travail, autant se faire plaisir plus d’une fois ! Faisant salle comble chaque fois, le public quittait ravi et conquis. Josée a donc instauré l’ère des doubles concerts.
Le choeur était mûr pour d’autres fortes expériences de chant polyphonique. S’ajoutèrent avec le temps au répertoire non seulement des œuvres classiques majeures comme le Magnificat de Pergolèse, la Messe brève de St Jean de Dieu de Haydn, les 6 Nocturnes de Mozart mais aussi des œuvres modernes de Bruckner, Debussy, Gorecki et Saint-Saëns sans oublier les quatre églogues d’Alain Gagnon. Le chœur Vocalia a même chanté en la cathédrale de Rimouski avec le Chœur de chambre du Conservatoire de Rimouski ainsi que certains membres de la chorale du Conservatoire de musique de Rimouski le Requiem de Fauré.
Mais Vocalia n’a pas interprété que du classique au cours des cinq dernières années. Qu’on pense au concert de jazz offert en ouverture du Festival de jazz de Rimouski en septembre 2001 avec le Chœur La Mollaie et en novembre 2001, Vocalia a aussi donné plusieurs concerts de Noël. À ne pas oublier l’autre fameuse soirée Bistro de la Récréathèque en 2003.
Bref, sous la baguette de Josée, Vocalia arrive à son dixième anniversaire de fondation avec le sentiment d’un accomplissement certain, voire même d’un dépassement que les choristes eux-mêmes n’auraient pu anticiper au départ.
1995 à 2000
Le Choeur Vocalia doit son avènement à l’énergie de sa première directrice, madame Louise Simard, de regrettée mémoire, alors professeure de piano à l’École de musique de Matane et qui, dès 1994, avait succédé à feu Roger Bérubé à la direction du Choeur Aux Quatre Vents. On sait que Roger Bérubé est bien connu dans toute la région pour avoir lui-même animé, durant presque deux décennies, une chorale matanaise.
C’est donc le 4 avril 1995 que le Chœur Vocalia obtint ses lettres d’incorporation officielle. Sur le plan des activités corporatives proprement dites, il faut aussi rappeler la mémoire d’un autre grand disparu, monsieur François Vinet, choriste, soliste et directeur occasionnel des pratiques, lequel avait pris sur lui la responsabilité de rédiger les règlements de régie interne de la nouvelle corporation.
Madame Louise Simard, conjointe de Roger, voulut, à titre de directrice, explorer avec le nouveau chœur des œuvres plus complexes du répertoire classique. Dans ce but, elle s’employa à donner au chœur une couleur de son plus riche et lui imposa une grande rigueur et une discipline sans compromis notamment pour ce qui concerne la justesse des voix et la précision rythmique. Grande pédagogue, elle s’employa, au fil des ans, à accroître graduellement la complexité des œuvres à interpréter.
Si elle eut une certaine prédilection pour les œuvres de chant sacré comme le Cantique de Jean Racine de Fauré ou le Gloria de Vivaldi, elle ne négligea en rien les répertoires plus habituels du folklore québécois, du negro spiritual et de la chanson française. On se rappellera avec quel bonheur Vocalia avait rendu La petite suite québécoise de Marie Bernard et la suite Vive la canadienne de Yves Paul. Elle sut innover en mettant à contribution des musiciens de disciplines diverses (comme les cordes, les cuivres et les percussions) pour accompagner le chœur lors de ses concerts.
Elle entretint aussi des relations fructueuses avec d’autres chefs de chorales de la région si bien que plusieurs concerts conjoints ont pu être présentés comme le concert de Noël 1997, mémorable entre tous, qui réunit à Amqui 150 choristes des choeurs La Mollaie de Rimouski, Les Voix de la Vallée et Vocalia.
À ne pas oublier non plus la soirée « Bistro chantant » à la Récréathèque en avril 1999 qui, en plus de connaître un franc succès, fut le dernier concert que Louise dirigea. Éprouvée déjà par la maladie qui la privait de son énergie, elle devait passer le flambeau de la direction du choeur à une de ses amies, une ancienne élève du temps où elle enseignait la musique à Baie-Comeau.
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